Pourquoi les MFR affirment-elles leur caractère familial?

Les Maisons familiales rurales ont placé, dès leur origine, le mot familial dans leur intitulé. Si leur appellation a (peu) évolué en 75 ans, passant de «Maison familiale d’apprentissage rural» à «Maison familiale rurale d’éducation et d’orientation» pour être résumée en «Maison familiale rurale», voire en «Maison familiale», leur caractère familial a toujours été affirmé. Les premières familles, réunies à Lauzun en 1937, pour acheter la maison qui devait accueillir leurs enfants en formation ne se sont pas constituées en association familiale mais en syndicat (la section régionale du syndicat central d’initiatives rurales pour la culture du prunier d’Ente dit prunier d’Agen). Quatre ans plus tard, en 1941, pour échapper à la fusion absorption dans la corporation paysanne, les Maisons familiales ont décidé de quitter le statut syndical pour adopter la formule associative. Après la Libération, elles s’inscriront dans le mouvement familial et prendront le caractère d’associations familiales. Elles se situeront ainsi dans le prolongement des ordonnances de 1945 créant l’UNAF et reconnaissant le rôle spécifique des associations familiales.

La rencontre entre générations

La rencontre des générations, au cœur de la famille, rejoint la fierté des professionnels de transmettre, non en tant qu’experts mais en tant qu’ “anciens”, détenteurs d’un savoir, d’une expérience. Elle exprime aujourd’hui ce qui constitue au fond l’originalité et la modernité de la démarche des MFR : s’appuyer sur la rencontre entre générations, qui caractérise la famille, pour en faire un moteur de développement personnel, des jeunes mais aussi des adultes qui les entourent, et plus largement un facteur de mise en question et même de transformation de l’environnement économique et social

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